mercredi 1 octobre 2014

Leçon 9 : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu »



L’exemple le plus intéressant donné par Jésus à propos de la prière est l’épisode de la résurrection de Lazare. Les détails de ce récit permettent d'apprendre comment procéder à travers l'exemple vivant qu'il nous offre.

Arrivé devant la grotte où repose le supposé "défunt", Jésus demande de retirer la pierre qui en bouche l’entrée (C’est ainsi que l’on ensevelissait les morts à l’époque). Marthe, l’une des soeurs de Lazare qui incarne « la pensée terrestre » (L’autre soeur, Marie, représentant la partie spirituelle de la pensée) prévient Jésus :
« Seigneur, il sent déjà mauvais car il est là depuis quatre jours ».

Cela peut sembler une « évidence » pour les humains mais Jésus ne voit pas les choses depuis le même plan. Il se moque de l'odeur et répond :  
« Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».
(Il fait visiblement allusion à un enseignement précédent. Il a donc déjà tenté de convaincre Marthe, mais celle-ci, comme la plupart d'entre-nous, n’a toujours pas compris la leçon.)

Jésus, lui, ne doute absolument pas. Il SAIT depuis le début. Lorsqu’il dit « si tu crois », l’emploi du verbe « croire » est bien plus fort que ce que nous l'imaginons. Pour lui la « croyance » est une certitude. Il sait que la mort n’existe pas. Il n’est pas abusé par les apparences. La pierre est encore là, il n’a pas encore vu Lazare, il n’a pas besoin de vérifier. Avant même le dénouement, il lève les yeux au ciel et dit :  « Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé ».

Sommes nous capables, en face d’une difficulté d’adopter la même attitude et de faire preuve de la même conviction? Sommes nous capables de commencer nos prières en remerciant d'avoir été exaucés?

Par cette démonstration de confiance absolue qui dépasse même la "confiance", Jésus nous enseigne l’attitude intérieure sans laquelle aucune prière n'a de sens. Pour que nos prières soient efficaces, nous devons SENTIR que nous sommes « dans le Père » et que "le Père est en nous".Ce n’est ni une ruse ni un moyen d’être exaucé, c’est la mise en action d'une loi aussi physique que la pesanteur.

Jésus n’a pas besoin de vérifier avant de remercier, il connaît le résultat d’avance. Il n'y a pas en lui la moindre place pour le doute. Rappelons- nous ces paroles à ses disciples, peu de temps avant la crucifixion:

«  Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous »

Jésus ne découvre pas, il n’explore pas, il n'implore pas, il agit en connaissance de cause. Pour lui, la mort de Lazare n’est qu'un phénomène d'hypnose collective : dans sa conscience, la réalité c’est qu’il n’y a pas de maladie, d’infirmité ou de mort. C'est pour cela que lorsque’il remercie Dieu, il le fait a priori et n’est pas un vrai remerciement :
« je l'ai dit à cause de ce peuple, qui est autour de moi, afin qu'il croie que tu m'as envoyé »

Pour résusciter Lazare, quelle est la seule prière formulée par Jésus?

 « Il cria à haute voix : Lazare, viens dehors!"

Résultat :

" Et le mort sortit… »

C’est un ordre. Identique à celui du Créateur au cours de la Genèse :

« Que la lumière soit! Et la lumière fut. »

C’est la démonstration directe du principe : « Demande et il te sera donné ».

 Jésus Christ n’est pas venu nous prouver qu’il était exceptionnel, il est venu démontrer par l’exemple que nous sommes tous par nature « exceptionnels ». N'oublions pas que le Père nous a créés à son image et à sa ressemblance. L'exemple du "pouvoir" miraculeux de Jésus est la preuve vivante de ce pouvoir. "Demander en son nom" c'est agir comme il agit, tout simplement...


Méditation :

Méditez 20 minutes sur l'énoncé suivant. Ne cherchez pas à le comprendre avec votre esprit logique. Laissez juste la phrase creuser son chemin en vous, comme un mantra :

« Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».

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